Logements Gaïa

50 logements sociaux à Montpellier

Détails du projet

MAÎTRE D'OUVRAGE

ACM Habitat

SURFACE

50 logements sociaux

STATUT

Livraison avril 2026

Architecte mandataire Atelier Stéphane Fernandez

LOCATION

Montpellier (34)

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Contexte

Logements Gaïa

À Montpellier, dans la ZAC EAI, Gaïa prend place à l’angle sud-ouest de l’îlot 2D, dans un site où la mémoire bâtie et la présence du végétal composent déjà un paysage. Cette ZAC est implantée sur une ancienne caserne militaire en renouvellement urbain. Son architecture est très tramée.

Logements Gaïa

La proposition de l'architecte

Le projet architectural vise à s’insérer de manière apaisée et harmonieuse dans l’EAI, et à participer au sentiment de permanence et de continuité.

Le projet urbain prône le respect et la conservation de l’existant, qu’il relève du patrimoine bâti ou végétal.

Le projet se compose de deux volumes en U, disposés en vis-à-vis, qui dessinent une figure urbaine simple, lisible, presque archaïque. Cette géométrie rigoureuse n’est pas un geste formel ; elle est une manière d’organiser le vide, de tenir un jardin, de produire une intériorité. Entre les deux corps bâtis se forme un cœur d’îlot en pleine terre, largement planté, qui devient le centre vivant de l’opération : un espace de fraîcheur, de silence, d’ombre et d’usage.

Les deux volumes en U, disposés en vis-à-vis constituent une enceinte autour du coeur d’îlot en pleine terre végétalisé, ponctué de beaux sujets et d’essences locales. Ce jardin accueille des arbres, des essences locales, un sol mêlant minéralité et végétation, des espaces appropriables, jusqu’à la possibilité d’un potager. Il filtre les vues, protège l’intimité, accompagne les saisons. Il produit de l’ombre, de l’évapotranspiration,du calme. Dans la lumière méditerranéenne, il constitue un véritable îlot defraîcheur, un paysage habité qui relie les habitants à leur environnement immédiat.

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Schéma de concept
Maquette du concours

L’entrée dans Gaïa se fait par ce jardin.
Depuis l’espace public, plus minéral, le parcours s’ouvre progressivement vers une intériorité végétale, plus dense, plus fraîche, plus silencieuse. Le jardin devient le seuil commun, le hall à ciel ouvert des deux immeubles. Les halls vitrés prolongent cette relation et installent, dès l’arrivée, une continuité entre architecture et paysage. Cette mise en scène du passage du public au privé donne au projet une qualité d’accueil rare : l’habitat commence ici parle jardin.

L’architecture s’exprime avec sobriété. Elle repose sur la justesse des proportions, la précision de l’implantation, la relation attentive aux bâtiments voisins, ainsi que sur une matérialité unitaire, dense et apaisée. Le projet dialogue avec l’identité forte de l’ancienne caserne : sa masse, sa régularité, sa répétition, sa rigueur. Il en reprend l’esprit, il en prolonge la permanence.

L’enveloppe du projet est réalisée en béton couleur terre, matériau noble et profondément ancré dans le territoire. Sa présence tellurique donne au bâtiment une dimension presque géologique. La masse minérale de Gaïa évoque un rocher qui vient contenir, protéger et révéler un jardin au futur foisonnant. Les parties courantes, hydro sablées, offrent une surface douce, vibrante, sur laquelle la lumière vient se déposer et où les ombres des feuillages s’impriment au fil du jour.

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À Montpellier, dans un territoire soumis à de fortes chaleurs, le recours au béton relève autant d’une intelligence constructive que d’une réponse aux conditions climatiques. Par sa masse, sa pérennité et ses qualités d’inertie, il participe naturellement au confort thermique des logements et accompagne une architecture pensée pour tempérer, protéger et durer.

Le choix d’un béton à faible impact environnemental inscrit Gaïa dans une démarche de construction responsable, attentive à l’économie de matière et à la juste mobilisation des ressources. La matière n’est donc jamais ici un simple langage : elle est à la fois structure, performance, confort et économie de moyens.

L’organisation des logements prolonge cette exigence de qualité.
Les appartements sont traversants, bi-orientés ou tri-orientés, offrant une ventilation naturelle simple et efficace, ainsi qu’un rapport permanent à la lumière et à la course du soleil. Les distributions sont claires, articulées autour d’un espace d’entrée généreux, capable d’accueillir les usages du quotidien.

Chaque logement s’ouvre sur une large loggia, pensée comme une véritable pièce extérieure. Elle prolonge naturellement l’espace intérieur, protège du soleil, filtre les vues et améliore le confort d’été. Depuis l’intérieur, on perçoit les saisons, le bruissement des feuilles, la présence des oiseaux, la variation des ombres.
La loggia devient un espace d’usage, d’appropriation, de respiration.

Le rez-de-chaussée organise avec clarté les accès et les flux.
La voiture est volontairement effacée du cœur d’îlot : le stationnement est entièrement enterré sur le bâti afin de libérer le sol pour les piétons, les vélos, les arbres et les usages communs. Un accès piéton central mène directement au jardin, qui distribue les deux bâtiments. Un local vélos vitré anime le socle et participe à la lisibilité du projet. Cette hiérarchie claire des mobilités permet de restituer à l’îlot sa vocation première : celle d’un lieu habité, partagé, apaisé.

Gaïa est une architecture ancrée.
Une architecture de l’usage qui tient le sol, protège le jardin et laisse le temps faire son œuvre.

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La réalisation

@ Vladimir de Mollerat du Jeu
En cours

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La phase travaux

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